jeudi 30 janvier 2014

Voilà en milieu carcéral

















Installation en milieu carcéral








cables pour les éclairages









la régie





échauffement







langeuse dans la salle des visiteurs







la prise







Barbie et Ken dans la boîte à jouets des enfants

Photos Luis Vergara




jeudi 30 mai 2013

The silence of the bells


Cathedral Saint Michael and Gudula Brussels, 11 th of June  2013 through September 19.






















Exposition of the original gouache of Thierry Bosquet
for the book The silence of the bells
based on an old english story
retold and designed by Stephen Shank


Exposition - Le mystère du Carillon - The Silence of the bells






Avant la sortie du livre d'artiste, en édition limitée numérotée et signée,
Preceding the release of the book, limited edition, numbered and signed  
le 18 septembre 2013
September 18, 2013
en français
 in english  
Gouaches originales de Thierry Bosquet
Original gouaches of the illustrations by Thierry Bosquet
Le Mystère du Carillon
The silence of the bells 
basé sur un conte anglais
based on an old english tale
raconté et scénarisé par Stephen Shank
retold and laid out by Stephen Shank

Cathédrale Saints Michel et Gudule
du 11 juin au 18 Septembre 2013









Elle se dressait, noble et fière, sur la plaine. 
Si fière que les nuages se perdaient entre ses flèches et ses tours. 
Si noble qu’on ne pouvait que se s’incliner devant elle, 
au-dehors 
comme au-dedans. 
Nulle autre ne surpassait sa grandeur, 
sa finesse et sa beauté.

Il était pourtant un grand absent. 
Le carillon. 
Personne n’en avait entendu les cloches. 
Personne.

Elles n’avaient jamais sonné.

 


She rose up out of the plains, tall and well-born.
So tall, clouds played hide and seek in her spires.
So well-born,  one could not help but bow down before her,                        
both outside
and in.
No one surpassed her in height, in beauty or in delicacy.

Yet something was missing.
No one had ever heard the bells from her chimes 
No one
Ever.
The bells had been silent.
Always.

lundi 13 mai 2013

Théâtre de l'Hyménée
Résidence théâtre dans les Vignes, Cornèze, France,  Mai 2013







Travail autour de la table avec Antoine Chapelot et Laurent Renard.





jeudi 2 mai 2013

Prison d'Ittre avril 2013


Le Soir Jeudi 2mai 2013 LA CULTURE






ON AURA TOUJOURS RAISON DE L’OUVRIR

Surpopulation, insalubrité, insécurité: on pourrait se dire que les prisons ont d’autres chats à fouetter que l’encadrement de projets artistiques ouvrant une parenthèse à des criminels. Il faut avoir vu la religieuse écoute des détenus devant un solo théâtral. Il faut avoir entendu les pudiques mais troublantes confessions de ces prisonniers, libérées par un comédien qui a su se mettre à nu devant eux, pour comprendre que le théâtre, entre autres échappées, ne peut qu’apaiser, un peu, la dure réalité des prisons. Que c’est une goutte d’eau, certes, mais une goutte qui, pour certains, a la saveur d’une larme dans le désert.
Nous assistions, samedi dernier, à la représentation de Voilà de Stephen Shank à la prison de Ittre. Une des plus récentes prisons de Belgique, l’une des moins inhumaines aussi. Les détenus peuvent y travailler pour cantiner, se former pour préparer leur réinsertion professionnelle. Y pénétrer n’en est pas moins perturbant: se voir confisquer son passeport, se défaire de toutes ses affaires avant que ne se referment derrière nous les lourdes portes d’acier, traverser de longs couloirs aseptisés au son des cris incessants émanant des cellules. «N’oubliez pas de laisser vos clefs de voiture dans le casier, nous prévient une gardienne. Au cas où vous seriez pris en otage, ça faciliterait leur fuite.» Voilà qui n’est pas vrai- ment engageant, à quelques minutes de rencontrer le groupe de détenus conviés au solo de Stephen Shank.
Escortés par trois gardiens, les hommes pénètrent dans la salle de sport. On comprend qu’ici, on
ne fera pas le noir complet dans la salle pour l’entrée du comédien. Malgré tout, la concentration est d’une densité incroyable quand Stephen Shank se lance dans son monologue, portrait d’un homme dans sa relation ambiguë avec l’alcool. On entend presque ricocher, dans ces âmes absorbées, ces mots qui abordent le manque de guidance paternelle, la peur, l’addiction, la déchéance.
«Vivre avec la peur, ce n’est pas vivre ça», lance le comédien.
Ou encore: «Je serai peut-être libre un jour.»
Des phrases qui résonnent autrement ici. Plus encore que cette heure de recueillement troublant, le groupe de parole qui suit la pièce donne tout son sens au projet. Dès les premières minutes de la discussion, on comprend que le drame du personnage de Shank, c’est aussi le leur. Que si certains sont
là, ce n’est pas étranger à l’alcool. «J’ai failli sortir au début, dit celui-ci. Par dégoût de moi- même. Le miroir était trop fort!» Celui-là avoue qu’il fréquente les Alcooliques anonymes en prison. Cet autre explique que lui a préféré arrêter: «Il n’y a pas la même confidentialité ici. Il y a la crainte que ce que tu dis se propage ensuite.»
La directrice adjointe de la prison de Namur, venue observer l’expérience de Voilà, nous confirme toute la pertinence d’une telle pièce en prison: «On sait qu’environ 75% des personnes en prison y sont pour des problèmes liés à une addiction.  Dans le groupe de parole, le débat galope, ardent.  Sans être didactique, la pièce soulève des tas de questions: «Je ne voulais pas d’une pièce qui culpabilise, affirme le comédien. On l’a jouée dans des théâtres, des lycées, des écoles d’infirmières. Je voulais parler avant tout de vulnérabilité et de déni, des choses qui nous touchent tous, qu’on soit d’un côté ou de l’autre des barreaux.»■
CATHERINE MAKEREEL

jeudi 7 février 2013

Stephen Shank - Voilà













Vénerie, Janvier-Février 2013


mercredi 6 février 2013

Stephen Shank à la Vénerie

 Voilà de et avec Stephen Shank

La perspective de Anne-Michèle Hamesse Janvier 2013, pour la Revue générale.

On le connaît ce Jacques, on le connaît si bien, c’est un frère ou celui que nous avons épousé, ou un ami, parfois nous-même, enfin quelqu’un qui nous est proche, et le voilà qui se livre sur scène, le temps d’un déshabillage intégral, corps et âme, à nous, le public, sidéré, interdit par tant de déballage impudique parce que trop sincère, et on reste là abasourdi par tant de vérités dites, par cette dépendance à l’alcool, enfin avouée, dite, décrite, plaisantée, minimisée, décortiquée, parfois niée et souvent omniprésente dans nos vies.

Stephen Shank prend des risques, le risque d’aller jusqu’au bout des  non-dits, des secrets, des inavouables penchants, des questions sans réponse.

Son personnage interrompt le rituel de boire le temps d’une confession, prend le public à témoin, on sent que le rituel interrompu va reprendre sitôt après ce moment de grâce où Jacques consent à se livrer, mais que cela ne durera pas et que la dégringolade va se poursuivre, inexorablement, que la solitude, compagne inévitable de l’alcoolique reprendra ses droits.

Parfois il se ment à lui même puis se débusque, pris en faute comme un gamin et personne n’est dupe et surtout pas lui.

Ce Jacques fragile met à nu, son enfance, ses failles, ses détours.
Jacques vous ressemble, nous ressemble, ressemble à tous ceux que le comédien a approché dans sa recherche de témoignages sur cette vulnérabilité à l’alcool, et c’est avec une dose de courage énorme , mais les vrais comédiens n’en manquent jamais, qu’il exhibe avec grâce ce dont nous sommes le moins fiers.

Quand il opte pour le silence, la salle suffoquée lui répond en un autre silence, lourd, chargé d’émotion et on assiste là à un échange magique comme rarement le théâtre nous en offre.

Le silence d’une émotion partagée.
Shank nous emporte dans l’au-delà des mots.

La performance d’acteur se veut ici aventure humaine, c’est là que le dit au théâtre prend tout son prix, quand il quitte les planches pour rejoindre l’humanité, pour la toucher, pour nous toucher.

Souvent les paroles sont les portables de la douleur, ici elles se font supports de misère, de cette dépendance, qui en est le fil conducteur, fil sur lequel le funambule Shank évolue avec grâce et talent, devenant ce Jacques, pris dans les filets de l’alcool il joue dans cette trame, englué comme une mouche ivre dans la toile d’une araignée qui le guette.

Et c’est nous tous qui nous sentons guettés, suspendus par un silence plus fort que des mots, portés par ce monologue dansé.

Car c’est aussi d’une chorégraphie qu’il s’agit, il y a des moments quasi religieux, celui ou le comédien se lave comme à la recherche d’une pureté disparue, enrobé par le chant d’un contre ténor, moment magique, quasi mystique, qui fait référence à la danse, celle d’une Pina Bauch qui insufflait des sentiments dans les corps mouvants de ses danseurs.
Référence picturale aussi, on songe à la beauté des corps de la peinture italienne, la salle entière est sous le charme et personne ne souffle mot.

Ecoutez Stephen Shank  regardez sa danse, son spectacle, son dévoilement, ce témoignage humain décliné en un chant de misère est infiniment beau et poignant et condense à lui seul tout ce que le théâtre peut nous confier.


                                             

jeudi 24 novembre 2011

Le Nom de la Rose de Umberto Eco












Mise en scéne Stephen Shank
Assistant Luis Vergara
Costumes Thierry Bosquet
Scénographie Stephen Shank
Décor Patrick de Longrée
Éclairages Christian Sténuit
Maquillages Finotto

Avec Pascal Racan
Daniel Nicodème
Laurent Bonnet
Jérémie Petrus
Yves Classens
Marc Leroy
Gérald Wauthia
Jean Louis Leclerq
Didier Colfs
Thierry Janssen
Peter Ninane
Denis Carpentier
Olivier Francart
Céddric Cerbara
Benoit Pauwels
Yann Leriche
Kevin Ecobecq
Jean François Rossion
Arnaud Sottiaux
Valentine Jongen
Martin de Lavelleye

mercredi 23 novembre 2011

la Tentation d'Hugo Claus











cliquer sur les images pour agrandir
















directed by Stephen Shank
assisted by Luis vergara
set and costumes by Thierry Bosquet
lights by Alain Collet
with Françoise Oriane who won best actress award for the role, Jaqueline Nicolas, Peter Ninane
production théâtre du méridien, Catherine Brutout
d'après la nouvelle d'Hugo Claus

La Tentation
"Grande et belle interprétation de Françoise Oriane dans cette nouvelle de Hugo Claus, adaptée en français pour la scène ... Elle est Soeur Mechtilde, descendante directe de la mystique rhéno-flamande des béguines, petite lueur incandescente dans les ténèbres écrasantes de la culpabilité d'être. Stephen Shank la dirige avec conviction et engagement. Avec aussi Peter Ninane et Jacqueline Nicolas, incarnations cléricale et plébéienne de l'aveuglement intérieur."
et
"L'éblouissante Françoise Oriane a reçu en 2006 le prix de la meilleure comédienne pour son rôle dans le pièce La Tentation de Hugo Claus." (Phillippe Tirard, La Libre Belgique, Fév. 2006.)

vendredi 18 novembre 2011

la Tentation d'Hugo Claus























mise en scène et scénographie Stephen Shank
décors et costumes Thierry Bosquet
assisté de Luis Vergara
lumières Alain Collet
avec Françoise Oriane, Jaqueline Nicolas, Peter Ninane
production Catherine Brutout
based on Hugo Claus' short story



"Une révélation ! Ecrit par Hugo Claus, génie des lettres flamandes, ce texte est adapté au théâtre pour la première fois. Soeur Mechtilde, mystique et sénile, nous y fait pénétrer dans l'antre de la passion religieuse pour une déconstruction féroce et ironique du mythe chrétien - et de notre société. Portée par une éblouissante Françoise Oriane, cette Tentation est irrésistible."
(Le Soir, 11 avril 2007)

"Une langue flamboyante, une interprétation éblouissante dans un mysticisme matiné de grotesque: La Tentation, de Hugo Claus, avec Françoise Oriane, brûle le théâtre du Méridien. Première adaptation de cette nouvelle mise en scène par Stephen Shank, La Tentation 1981, de Hugo Claus, est un fleuron de plus à 'actif du Théâtre du Méridien, à Bruelles. sa révolte viscérale contre la religion doloriste et réactionnaire dns sa Flandre natale l'a abreuvé, Claus la fait macérer ici dans le récit d'une vieille religieuse, "une charogne diabétique" pourrie des mortifications qu'elle s'inflige pour son "Agneau"... qui n'a rien à voir avec "la camelote" que vénèrent les autres (Le Vif/L'Express; 10 Février 2006)

mercredi 16 novembre 2011

Les Misérables, Victor Hugo



Amandine Klep, Cédric Cerbara, denis Carpentier, Olivier






Pascal Racan et le lion de Waterloo








Amandine Klep, Clément Manuel







Sylvie Peredejew, Denis Carpentier, Benoit Pauwels, Stephanie Vanvyve, Yann Leriche







Pascal Racan